Interrogatoire, le culte, la place du gouvernement dans l'échiquier
- Bonjour, ceci est une salle d'interrogatoire, vous souvenez vous de qui vous êtes ?
Le type en face de moi avait un joli bleu sur le visage à l'endroit où mon poing était rentré en collision avec sa tête. Il suait un peu à cause de la chaleur de la pièce. Monter la temperature dans une pièce d'interrogatoire est un bon moyen de faire craquer le type que à qui vous devez faire cracher le morçeau car il aura très vite envie d'aller a un endroit plus froid. Plus dur. Avec moins de chance de vous croiser. Le sol d'une prison peut être ? Je l'esperais pour lui, la bouffe n'est pas si mauvaise que cela parait il. De toute façon ça vaux toujours mieux que ce que l'on se ramasse ici.
Ah oui, pourquoi ai je le temps de vous parler et de briser le quatrième mur pendant tout ce temps ? Et bien parce que mon bonhomme ne semble pas être prèt à me parler et remet en place lentement mais surement son attitude méchant tiré d'un comic book pour me faire croire qu'il ne dira rien.
Il se trompe.
- Je n'ai rien à vous dire et vous n'avez rien contre moi.
Il laissa planer sa phrase dans les airs comme une menace vis à vis du système judiciaire que je représentais.
- Monsieur Digby. Oui, ne me regardez pas avec ces yeux là, je vous ai fouillé pendant votre petit somme, vous croyez vous dans un commissariat ? Est ce que vous pensez vraiment qu'un type qui frappe aussi rapidement les accusés a sa place dans un haut lieu de la justice ? Vous vous meprenez sur mon compte. Je suis peut être flic mais j'ai mes petits passe temps. Il faut bien s'occuper de temps à autre.
Les yeux que faisez mon fils de pute en chef sur la chaise opposé a la mienne vallaient tout les spectacles comique du monde. Globuleux et prèt à s'extraire de leur trou, la bouche pendant progressivement vers le sol et la chemise tiré sur le coté pour obtenir un peu plus d'aération.
- Vous n'êtes pas un dans une salle d'interrogatoire et je suis peut être flic mais pas prèt a vous laissez repartir sans avoir obtenu les informations que je désire. Vous serez donc libérer puis emmener au commissariat après que vous m'ayez révélé tout ce que vous savez sur ce culte dont vous m'avez brievement parler avant de m'assomer et que je vous envoie compter les moutons de force. Vous me direz peut être aussi quelque petites choses sur les raisons de votre présence sur les lieux du crime ce matin et pourquoi avoir tuer le brave homme qui était venu se rendre au commissariat ce matin même pour avouer un crime dont je ne le pensais pas coupable.
Le dénommé Digby bredouillait dans sa barbe des débuts d'explications mais n'arrivait pas à trouver une introduction valable. Tout était rejetté dans son esprit car rien ne convenait pour influencer le personnage que j'incarnait. Pas de jeu possible, pas d'entorse à la loi, et pas de possiblité d'en venir à la force physique.
- Je ne vois pas où vous voulez en venir
La bonne vielle carte du la négation. Nier tout en bloc plutot que de concéder un peu de terrain. Heureusement, j'ai toujours de quoi faire parler les bouches cousus. Je me levais donc doucement de ma chaise en ne perdant pas mon captif des yeux, déterminé moi aussi a ne pas lacher prise, puis je relachais la tension doucement et avec la simplicité d'une grand mère qui cherche le rayon fruits et légumes je me demandais à voix haute :
- Bon, où est ce que j'ai mis la bar a mine ?
- Je vais parler !
Ah, le bluff lié à a la menace ! Il n'y a que ça de vrai pour faire plonger un type dans un océan de mensonge et le soulager des siens. Au premier regard, une fois que je l'avais eu sous les yeux fixement, ce type m'avait parut complétement faux et fourbe. Un vrai ballon de baudruche remplis de prétention et de mensonges qui ne demandait qu'a éclater dans toute la pièce pour me révéler tout ce que sa vie comprenait d'erreur et de croyance. Ce a quoi je ne m'attendais pas c'est a l'entendre commencer son monologue par
- Je suis un agent du gouvernement
Puis, il regarda ailleurs pendant quelques instants, comme si il était honteux de sa position tel un môme que l'on aurait surpris en train de regarder les revues porno au dessus des magazines féminins et qui serait en train d'avouer que, non madame, il n'avait pas vraiment vingt quatre ans, et que, oui monsieur, il allait reporté l'escabot qu'il avait emprunté pour atteindre le rayonnage dès qu'il serait sortis de la boutique.
Ce qui suivit fut par contre beaucoup plus interessant bien qu'absolument pas crédible tout comme mon numéro de flic ripou capable d'emmener les suspects dans des entrepots aurait du l'être pour tout autre chose qu'un cave incapable de se tenir debout sans s'appuyer sur un sourire de faux jeton. Ce monsieur se prétendait agent de notre gouvernement et envoyé par le ministre de l'interieur pour éliminer un suspect dangereux. Le type que j'avais interrogé ce matin était lui aussi un membre de la même organisation et avait effectivement tué la victime que j'avais aussi assomé ce matin. Après cela il s'était rendu au commissariat pour attendre mon bonhomme et l'avait descendu car les régles de l'organisation demande le silence total de ses employés pour ne pas que la sécurité nationale, voir même mondiale, soit mis en péril.
Il avait finit son petit laïus en me souriant maladroitement pour me laisser entendre que maintenant que j'étais rentré dans la confidence il pouvait se laisser aller a reprendre son rôle et gagner de nouveau confiance en lui. J'étais fichu et j'allais moi aussi mourir.
- Bonjour, ceci est une salle d'interrogatoire, vous souvenez vous de qui vous êtes ?
Le type en face de moi avait un joli bleu sur le visage à l'endroit où mon poing était rentré en collision avec sa tête. Il suait un peu à cause de la chaleur de la pièce. Monter la temperature dans une pièce d'interrogatoire est un bon moyen de faire craquer le type que à qui vous devez faire cracher le morçeau car il aura très vite envie d'aller a un endroit plus froid. Plus dur. Avec moins de chance de vous croiser. Le sol d'une prison peut être ? Je l'esperais pour lui, la bouffe n'est pas si mauvaise que cela parait il. De toute façon ça vaux toujours mieux que ce que l'on se ramasse ici.
Ah oui, pourquoi ai je le temps de vous parler et de briser le quatrième mur pendant tout ce temps ? Et bien parce que mon bonhomme ne semble pas être prèt à me parler et remet en place lentement mais surement son attitude méchant tiré d'un comic book pour me faire croire qu'il ne dira rien.
Il se trompe.
- Je n'ai rien à vous dire et vous n'avez rien contre moi.
Il laissa planer sa phrase dans les airs comme une menace vis à vis du système judiciaire que je représentais.
- Monsieur Digby. Oui, ne me regardez pas avec ces yeux là, je vous ai fouillé pendant votre petit somme, vous croyez vous dans un commissariat ? Est ce que vous pensez vraiment qu'un type qui frappe aussi rapidement les accusés a sa place dans un haut lieu de la justice ? Vous vous meprenez sur mon compte. Je suis peut être flic mais j'ai mes petits passe temps. Il faut bien s'occuper de temps à autre.
Les yeux que faisez mon fils de pute en chef sur la chaise opposé a la mienne vallaient tout les spectacles comique du monde. Globuleux et prèt à s'extraire de leur trou, la bouche pendant progressivement vers le sol et la chemise tiré sur le coté pour obtenir un peu plus d'aération.
- Vous n'êtes pas un dans une salle d'interrogatoire et je suis peut être flic mais pas prèt a vous laissez repartir sans avoir obtenu les informations que je désire. Vous serez donc libérer puis emmener au commissariat après que vous m'ayez révélé tout ce que vous savez sur ce culte dont vous m'avez brievement parler avant de m'assomer et que je vous envoie compter les moutons de force. Vous me direz peut être aussi quelque petites choses sur les raisons de votre présence sur les lieux du crime ce matin et pourquoi avoir tuer le brave homme qui était venu se rendre au commissariat ce matin même pour avouer un crime dont je ne le pensais pas coupable.
Le dénommé Digby bredouillait dans sa barbe des débuts d'explications mais n'arrivait pas à trouver une introduction valable. Tout était rejetté dans son esprit car rien ne convenait pour influencer le personnage que j'incarnait. Pas de jeu possible, pas d'entorse à la loi, et pas de possiblité d'en venir à la force physique.
- Je ne vois pas où vous voulez en venir
La bonne vielle carte du la négation. Nier tout en bloc plutot que de concéder un peu de terrain. Heureusement, j'ai toujours de quoi faire parler les bouches cousus. Je me levais donc doucement de ma chaise en ne perdant pas mon captif des yeux, déterminé moi aussi a ne pas lacher prise, puis je relachais la tension doucement et avec la simplicité d'une grand mère qui cherche le rayon fruits et légumes je me demandais à voix haute :
- Bon, où est ce que j'ai mis la bar a mine ?
- Je vais parler !
Ah, le bluff lié à a la menace ! Il n'y a que ça de vrai pour faire plonger un type dans un océan de mensonge et le soulager des siens. Au premier regard, une fois que je l'avais eu sous les yeux fixement, ce type m'avait parut complétement faux et fourbe. Un vrai ballon de baudruche remplis de prétention et de mensonges qui ne demandait qu'a éclater dans toute la pièce pour me révéler tout ce que sa vie comprenait d'erreur et de croyance. Ce a quoi je ne m'attendais pas c'est a l'entendre commencer son monologue par
- Je suis un agent du gouvernement
Puis, il regarda ailleurs pendant quelques instants, comme si il était honteux de sa position tel un môme que l'on aurait surpris en train de regarder les revues porno au dessus des magazines féminins et qui serait en train d'avouer que, non madame, il n'avait pas vraiment vingt quatre ans, et que, oui monsieur, il allait reporté l'escabot qu'il avait emprunté pour atteindre le rayonnage dès qu'il serait sortis de la boutique.
Ce qui suivit fut par contre beaucoup plus interessant bien qu'absolument pas crédible tout comme mon numéro de flic ripou capable d'emmener les suspects dans des entrepots aurait du l'être pour tout autre chose qu'un cave incapable de se tenir debout sans s'appuyer sur un sourire de faux jeton. Ce monsieur se prétendait agent de notre gouvernement et envoyé par le ministre de l'interieur pour éliminer un suspect dangereux. Le type que j'avais interrogé ce matin était lui aussi un membre de la même organisation et avait effectivement tué la victime que j'avais aussi assomé ce matin. Après cela il s'était rendu au commissariat pour attendre mon bonhomme et l'avait descendu car les régles de l'organisation demande le silence total de ses employés pour ne pas que la sécurité nationale, voir même mondiale, soit mis en péril.
Il avait finit son petit laïus en me souriant maladroitement pour me laisser entendre que maintenant que j'étais rentré dans la confidence il pouvait se laisser aller a reprendre son rôle et gagner de nouveau confiance en lui. J'étais fichu et j'allais moi aussi mourir.

