Friday, September 22, 2006

Ce début de matinée un peu different de l'habitude l'avait sortis de sa torpeur matinale et lui promettait une floppée d'enmerdes pour le reste de la journée. Il ne faut pas se fier aux apparences, ce n'est pas parce qu'une grosse armoire normande de problême comme ce type incarnait avec force lui tombait dessus que le reste n'allait pas pouvoir surpasse ce problême. Il en avait l'experience, une fois que le premier sac de nuisance vient de tomber devant vous, il faut continuer a rester en eveil pour echapper au suivant qui ne tarderont pas a venir. Pourtant, une fois la station suivante dépassé et le type emmené par deux étudiants pleins de bons sentiments ayant crut que l'homme affalé sur la banquête opposé n'était en fait qu'un pauvre innocent victime de la société, rien de plus n'était arrivé. Oh, bien sur, les deux sac d'os coiffés de lunette et d'une perruque, precedemment vu sur le dos d'un caniche nain que l'on aurait oublié de toiletter pendant plusieurs années, l'avaient regardés avec ces yeux que l'on reserve aux membres les plus méprisants de la société, les enemis du peuple et les compagnons du grand capital, mais ils n'avaient pas oser dépasser le stade du regard. Leurs instincts respectifs avaient dut les prevenir de la possiblité d'une repartie singlante et equivalente en provenance de ma personne et de ce fait, leur système imunitaire, leur instinct de survie, leur sens araignée si vous voulez aussi, les avez forcé a se concentrer sur leur bonne action du matin plutot que d'approcher de plus d'un centimètre de plus (même avec les yeux) du siège ou je me trouvais.

Arrivé donc à me station, je remarquais enfin a mes pieds un objet non identifié.
Un portefeuille.
L'instinct de flic reprend le dessus et, en tant que citoyen respectable, je m'en vais regarder a qui appartiens ce document indispensable a tout individus ne désirant pas frequenter mon lieu de travail en dehors de mes heures de boulot. Petite surprise de plus pour ce matin, que trouvais je donc dans ce larfeuille, rien que moins que l'identité de mon agresseur de ce matin. La force du choc avait dut projetter le corps vers le siège tandis que le portefeuille, voyant peut être une occasion d'echapper a l'emprise d'un abrutis de son espèce, c'était éloigné de son propriétaire et était venus atterir a mes pieds en esperant, peut être, que je sois un maître plus sympathique et plus respetueux, et surement plus sain d'esprit que le precedent. Je ne pratique pas cette religion asiatique qui veux que les objets inanimés est une âme ou un moyen de pensé. Mais d'imaginer ne serait ce qu'un instanct qu'un objet quelconque aurait put rester de son plein gré en contact d'un demeuré de ce type ne me paraissait pas probable. Après tout, il faut bien trouver un peu de confiance dans l'existence là ou on peut. Et pourquoi pas dans la personnalité d'un portefeuille ? Je me decidais donc a explorer ce document qui m'ouvrait grand les bras pour le faire parler et en apprendre plus sur l'identité de mon empecher de se reveiller en rond. Douglas Adams, était son nom, et il possedait assez peu de document ce qui, étant donné l'image qu'il m'avait donné ce matin, ne me surprenait pas trop. Les abrutis n'ont pas beaucoup de vie car le reste de la population les flairent a cent mètres et evitent de les approcher. Du moins, c'est ce qu'un videur de mes amis m'avaient expliqué un jour, et vu son experience dans le déboisements de pequenot, afin de conserver un cheptel de qualité dans les murs des boites de nuit, je le croyais sur parole.

Une carte d'identité, une carte de sécurité social et une adresse de librairie specialisé dans l'esotérisme. Et bien avec ça il n'allait pas aller bien loin. Enfin bref, je confierais le tout au departement concerné et j'oublierais tout cela surement ce soir en m'endormant. Me trouvant déjà dans la rue en dehors de la gare, mes pas m'ayant porté automatiquement en dehors des transports en communs et de la colonie de fourmie allant et venant dans ses couloirs, je me placait a l'arret de bus convenant a ma destination et continuait ma route vers le commissariat ou mon bureau, mes collègues et la suite de mes ennuis de la journée allait défiler devant mes yeux avec leurs multiples problêmes. Heureusement, ou malheureusement, mes clients arrivaient mort et je n'avais donc pas a les entendre raconter leur vie mais plutot a la reconstituer. Tâche beaucoup plus passionante que celle d'assistante sociale. Comme se le plaisait a le dire le prête de la paroisse de mes parents, mon devoir était de satisfaire non pas leurs esprits mais leurs âmes afin qu'il repose en paix. Le vieux n'avait pas tort, dans un sens, si l'on croit a ses sornettes. Mais je ne suis pas de cette école, et ce que je voyais surtout, c'est que mon boulot me permettait de payer un logement et assez de nourriture pour moi et mon chat afin que chaque matin se lève vers une destinée agréable pour mon estomac et celui de mon felin atitré. Une bien belle vie que celle que je mène, n'est ce pas ?

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